Enquête : qui étaient les EATERS Hashish ?

Continuons notre grande enquête sur le cannabis en faisant un petit retour dans le passé, à l’époque de Baudelaire et des eaters de hashish.

Qui étaient les EATERS Hashish ?

Les eaters Hashish étaient des membres qui opéraient pour une organisation parisienne nommée le “Club des Hashischins”. Le club avait pour but d’explorer la réaction induite par les médicaments et notamment par le haschisch. Cette entreprise a existé entre 1844 et 1849, elle réunissait des personnes à forte notoriété, les “gros cerveaux” de l’époque y assistaient. Parmis eux Charles Baudelaire, Alexandre Dumas, Eugene Delacroix, Rard de Nerval, le Dr Jacques-Joseph Moreau et Théophile Gautier. C’est justement du fait de Gaultier que le Club des Hashish s’est formé.

Les membres du club se réunissaient, à raison d’une fois par mois, à Paris dans l’île Saint Louis. L’hôtel de Lauzun qui se situait au 17, quai d’Anjou, avait été loué par les membres afin de pouvoir se réunir. C’est dans ce lieu, réputé inspirant, que Baudelaire aurait écrit “Les Fleurs du Mal” tout comme, Les Paradis Artificiels pour Gaultier. Ces oeuvres auraient été écrites sous l’effet de la drogue.

L’appartement situé à L’hôtel de Lauzun qui portait aussi le nom d’hôtel de Pimodan n’était pas un fumoir, mais considéré plutôt comme un laboratoire où l’on expérimentait et étudiait les drogues, principalement le haschich, et dont les cobayes étaient les chercheurs eux-mêmes.

Le résultat de ces expériences étaient définis par une état second engendrant des hallucinations et des délires mêlés à des rêves, avec perte de la notion du temps. Certains membres du Club ont essayé le produit pendant un certain temps et d’autres membres, tel le Dr Moreau de Tours, on expérimenté le produit en consommation régulière les mettant en danger d’accoutumance à ce produit dont on connait bien mieux les effets dévastateurs aujourd’hui.

Ce groupe d’intellectuels aristocrates français qui, portaient des costumes élégants, a désobéi aux codes moraux des bourgeois de l’époque en utilisant eux-mêmes le produit à expérimenter. Ils ont ingurgité du haschisch provenant l’Afrique du Nord, en version comestible ou encore sous la forme d’une pâte verte, soit disant une confiture venant des pays de l’orient.

Qu’auraient fait ces monstres de littérature à l’ère moderne ? Peut-être auraient-ils fait un tour en Europe en passant par l’Espagne ou encore les Pays-Bas, pays rois dans l’utilisation de cette drogue. Peut-être auraient-ils joué aux botanistes en se procurant sur internet des graines de cannabis. Ou peut-être auraient-ils été plus sages et informés sur les ravages de la consommation de tels produits.

Le résultat fut pour le moins extravagant, les consommateurs se sont mis à danser, sauter et tenaient des discours incompressibles et sans rapport. Baudelaire fut le seul observateur des effets de ce soit disant médicament sur ses acolytes. Il avait pour rôle de rapporter le comportement que cela provoquait. Contrairement à quelques affirmations, Baudelaire n’est pas décédé dû à une surconsommation de drogue, mais d’une terrible maladie qu’il avait contractée jeune : la syphilis.

Nul doute que beaucoup de membres de cette organisation sont devenus accros au produit, car les essais se déroulaient en ingurgitant de grandes doses, et cela régulièrement.

Les eaters haschichs, on laissé des écrits sur le résultat de leur consommation, qui se faisait à fortes doses, et tous les sujets ayant consommé, rapportent la même théorie. Le haschisch ralenti la perception du temps qui passe.

SHARE

Laisser un commentaire